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4 Resultats du rapport d'inventaire
|
Strate |
Affectation |
Zone inventoriée |
Zone exploitée |
||||
|
Nombre de parcelles |
Superficie (ha) |
% sup. totale |
Nombre de parcelles |
Superficie (ha) |
% sup. totale |
||
|
Terrains boisés |
|||||||
|
FOC |
AGF |
4 |
247,00 |
1,11 |
- |
- |
- |
|
Primaire |
|||||||
|
DHC (ME) CHP AC b |
FOR |
155 |
9 575 |
42,94 |
70 |
5061 |
42,95 |
|
DHC (ME) CP AC b |
FOR |
165 |
10 193 |
45,71 |
78 |
5639 |
47,85 |
|
Secondaire |
|||||||
|
SJ CHP AC b |
FOR |
3 |
185 |
0,83 |
- |
- |
- |
|
Sol hydromorphe |
|||||||
|
MRA |
INP |
34 |
2 100 |
9,42 |
15 |
1085 |
9,20 |
|
TOTAL |
361 |
22 300 |
100 |
163 |
11785 |
100 |
|
|
Layons |
Zone exploitée |
Zone non exploitée |
Total |
||
|
Parcelles touchées |
Parcelles intactes |
Sous/total |
|||
|
Layons 1 |
05 |
25 |
30 |
35 |
65 |
|
Layons 2 |
22 |
29 |
51 |
10 |
61 |
|
Layons 3 |
34 |
33 |
67 |
06 |
73 |
|
Layons 4 |
18 |
24 |
42 |
40 |
82 |
|
Layons 5 |
00 |
00 |
00 |
80 |
80 |
|
Total |
79 |
111 |
190 |
171 |
361 |
|
Zone inventoriée |
Zone exploitée |
Zone non exploitée |
|||
|
Parcelles touchées |
Parcelles intactes |
Total |
|||
|
Surface totale (ha) |
22300 |
11785 |
11865 |
||
|
Nombre de parcelles |
361 |
79 |
111 |
190 |
171 |
|
Superficie inventoriée (ha) |
180,5 |
39,5 |
55,5 |
95 |
85,5 |
|
Taux de sondage (par zone) |
1,62 % |
0,34 % |
1,61 % |
0,81 % |
0,72 % |
|
Taux de sondage (par rapport à la zone inventoriée) |
0,81 % |
0,18 % |
0,25 % |
0,43 % |
0,38 % |
|
Nature des perturbation |
Etendue des dégâts sur les layons (m) |
Surface correspondante (m²) |
Longueur des layons zone exploitée (km) |
Etendue par km de layon (m/km) |
Etendue par ha (m²/ha) |
% surface perturbée par ha |
|
Routes |
552 |
10040 |
47,5 |
12 |
120 |
1,05 |
|
Piste de débardage |
947 |
18940 |
47,5 |
20 |
200 |
1,99 |
|
Trouées |
425 |
8500 |
47,5 |
09 |
90 |
0,89 |
|
Parc à bois |
50 |
1000 |
47,5 |
01 |
10 |
0,10 |
|
Total |
1974 |
38480 |
47,5 |
42 |
420 |
4,05 |
|
On note environ 4 % de dégâts par ha, dus à l’ensemble des opérations d’exploitation dans la zone exploitée, ce qui semble rester dans les normes d’exploitation tolérable à ce jour. En effet, l’impact global de l’exploitation forestière sur le massif forestier est de nos jours estimé à près de 12,54 % de taux de destruction (CIRAD, 1993)[2], soit 1254 m² de surface détruite par ha. La constitution du réseau routier de vidange est supposée détruire environ 5 % (500 m²/ha) du couvert alors que les trouées ou clairières d’abattage représentent environ 7,5 % (750 m²/ha du couvert). Les chiffres relatifs aux dégâts occasionnés au cours des différentes opérations d’exploitation obtenus sont en deçà de ces statistiques sans doute dû au nombre réduit d’espèces (06 au total) d’essences ayant fait l’objet de coupe dans cette forêt. Néanmoins, de toutes les perturbations identifiées dans le massif, les pistes de débardage ont été les plus fréquentes, suivies des routes et enfin des trouées. Dans les parcelles inventoriées, l’ampleur des dégâts a varié selon la nature et le nombre des perturbations, la surface endommagée pouvant atteindre la moitié de la parcelle. En effet, entre 2 et 42 % de la superficie de la parcelle affectée portent les marques de perturbation (annexe 3). 4.5 Prélèvements effectuésLes prélèvements effectués dans le massif au cours de l’exploitation concernent les volumes de bois abattus sortis ou abandonnés en forêt. La coupe a concerné essentiellement les tiges des essences commerciales et porte sur les espèces comme le sapelli (Entandrophragma cylindricum), le tali (Erythrophleum ivorense), l’iroko (Milicia excelsa), le kossipo (Entandrophragma candollei), l’ayous (Triplochiton scleroxylon), l’assamela (Pericopsis elata), et le pao rosa (Swartzia fistuloides) dont les souches ont été dénombrées au cours du sondage. Les volumes prélevés, estimés par rapport aux zones réelles de prélèvement et à l’ensemble de la zone exploitée, sont consignés dans le tableau 5. |
|
Essences |
Effectif prélevé |
Volume prélevé |
Parcelles exploitées |
Zone exploitée |
||||
|
Surface sondée |
Effectif /ha |
Volume /ha |
Surf. expl. sondée |
Effectif /ha |
Volume /ha |
|||
|
Sapelli |
39 |
492 |
39,5 |
1,00 |
12,46 |
74 |
0,52 |
6,04 |
|
Assamela |
3 |
29 |
39,5 |
0,07 |
0,73 |
74 |
0,04 |
0,36 |
|
Kossipo |
2 |
47 |
39,5 |
0,05 |
1,19 |
74 |
0,02 |
0,58 |
|
Tali |
1 |
10 |
39,5 |
0,02 |
0,25 |
74 |
0,01 |
0,12 |
|
Iroko |
1 |
10 |
39,5 |
0,02 |
0,25 |
74 |
0,01 |
0,12 |
|
Ayous |
1 |
15 |
39,5 |
0,02 |
0,38 |
74 |
0,01 |
0,18 |
|
Pao rosa |
1 |
5 |
39,5 |
0,02 |
0,13 |
74 |
0,01 |
0,06 |
|
Total |
48 |
608 |
39,5 |
1,21 |
15,39 |
74 |
0,64 |
7,46 |
Ce tableau présente deux cas de figures dans l’appréciation des prélèvements dans le massif. Les estimations de volume, relatives aux zones réellement touchées par l’activité (uniquement les parcelles touchées), présentent la situation réelle des prélèvements par unité de surface. Dans le deuxième cas, elles sont faites en tenant compte de toute la zone supposée exploitée.
Lorsqu’on considère l’ensemble des essences exploitées, les prélèvements à l’hectare dans l’ensemble de la zone exploitée sont faibles (0,64 pied pour un volume de 7,46 m3). Par endroit (dans les zones de prélèvement) les chiffres semblent doubler (1,21 pieds pour 15,39 m3 par ha).
Dans les deux cas, le nombre de pieds prélevés par unité de surface dans ce massif n’est pas proportionnel au volume indiqué puisque FORNI (1994)[3] rappelle des prélèvements de 0,35 pieds /ha dans le Cameroun oriental qui correspondraient à un volume de 5 m3. Cette estimation à l’effectif des prélèvements effectués donne uniquement une idée sur l’intensité de l’activité dans la forêt mais ne reflète pas l’importance des volumes de bois prélevés qui eux, sont fonction de la conformation des pieds d’arbres abattus.
4.6 Tables de peuplement
Les effectifs des 42 essences tous diamètres et par classe de diamètre sont présentés par zone d’affectation (zones non exploitée et exploitée). Dans la zone exploitée, les tables présentent deux situations:
- Une situation de non-prélèvement dans laquelle les arbres abattus sont pris en compte dans les calculs, avec pour avantage de ressortir les effets de l’exploitation sur le peuplement résiduel ;
- Une situation de prélèvement dans laquelle les pieds abattus sont effectivement soustraits des effectifs pour analyser l’impact de ces prélèvements sur la densité des tiges exploitables.
4.6.1 Distribution des effectifs tous diamètres
La distribution des effectifs d’essences est relative à différentes zones définies selon qu’elles sont exploitées ou non dans le massif forestier, et sont présentées suivant différents scénarii (avec ou sans prélèvement), de façon à permettre une comparaison des dégâts dus à l’exploitation dans les différents secteurs.
Dans la zone inventoriée
Les effectifs à l’hectare des différentes essences dans la zone non encore exploitée sont logiquement supérieurs à ceux de la zone exploitée en situation de non-prélèvement, et reflètent la richesse initiale de ce massif en ressources ligneuses de valeur. Sur l’ensemble des 42 essences, on note une différence significative de 1,76 tiges/ha entre la zone non exploitée et celle exploitée. La faible densité des essences dans la zone exploitée en situation de non-prélèvement, peut se justifier par l’effet de l’exploitation industrielle sur les tiges résiduelles, surtout en ce qui concerne les essences exploitées. L’exploitation agit en effet sur le peuplement résiduel en détruisant, avec le passage des engins, la régénération et autres tiges de petit diamètre.
En situation de prélèvement, le tableau fait ressortir la diminution d’effectifs des tiges exploitables des principales essences exploitées. Les prélèvements effectués dans les classes de diamètre exploitables de ces espèces, ont contribué à baisser davantage la densité à l’hectare de certaines des essences.
La réduction des effectifs par unité de surface des essences exploitées varie entre 0,02 tiges/ha (cas l’iroko) à 0,96 tiges/ha dans le cas du sapelli. Elle est aussi non négligeable pour l’assamela (0,08 tiges/ha), le kossipo (0,05 tiges/ha), l’ayous et le tali (0,03 tiges/ha), comme l’indique le tableau 6.
Cette baisse est visible au niveau de la colonne (2) – (3) du tableau 6, surtout pour d’une part les essences exploitées (pour cause de prélèvement) et d’autre part pour les essences comme l’alep (Desbordesia glaucescens), l’emien (Alstonia boonei), l’eyong (Erybroma oblongum) et le fraké (Terminalia superba) qui auraient sans doute subi les méfaits de l’activité au niveau de leurs tiges de petit diamètre. Ceci s’observe mieux au niveau de la distribution des effectifs par classe de diamètre et dans les structures diamétriques qui en ressortent (tableau 6 et figure 4 et 5).
Tableau 6 : Distribution des effectifs tous diamètres des 42 essences commerciales inventoriées.
|
Essence |
Zone non exploitée (1) |
Zone exploitée sans prélèvement (2) |
Zone exploitée avec prélèvement (3) |
Diminution (1) – (2) |
Diminution (2) – (3) |
|||
|
Tiges/ha |
Total |
Tiges/ha |
Total |
Tiges/ha |
Total |
(Tiges/ha) |
(Tiges/ha) |
|
